La patate douce

On trouve maintenant ce tubercule (racine tubérisée, c’est-à-dire chargée de réserves nutritives) un peu partout dans le commerce. Cultivée près de nous, en Espagne, on en trouve toute l’année. Cette plante grimpante, de la famille du liseron ou de l’ipomée a pour nom « ipomoea batatas ». Originaire d’Amérique du Sud comme la pomme de terre, on a au cours de l’histoire confondu leurs noms : en espagnol, « patatas » voulait dire patates douces et « papas » pommes de terre. L’adjectif « douce » vient du latin « dulcis » qui signifie doux, agréable, suave, sucré.

C’est donc un tubercule au goût un peu sucré très cultivé dans le monde surtout dans les pays chauds. Elle est la 7° production agricole mondiale après le blé, le maïs, le riz, la pomme de terre, l’orge et le manioc. Elle est encore peu cuisinée en France, et c’est un tort !

La racine peut avoir des formes, des poids, des couleurs variées, mais chez nous on la trouve plutôt de forme oblongue, pesant moins de 1 kg et sa chair est plutôt orange tandis que sa peau est souvent rose. Le prix est économique pour un légume exotique

La patate douce a une valeur nutritionnelle très élevée.Très nourrissante, elle contient 70% d’amidon, 10% de sucres dont du fructose mais seulement 5% de protéines et 1% de lipides. Elle est riche en fibres, 10%.

Gorgée de minéraux et de vitamines, la variété à chair orange qu’on trouve chez nous a une teneur très élevée en bêta-carotènes (vitamine A). Plus la chair est colorée, plus elle contient d’anthocyanes (antioxydants).

Crue, la patate douce n’est pas toxique mais l’amidon qu’elle contient n’est pas assimilable, il faut donc la cuire ! Préférez la conserver au frais, pas forcément au frigo, comme la pomme de terre.

On peut l’utiliser en met salé comme la pomme de terre, cuite à l’eau, en ragoût, au four, frite, sautée, en chips etc.

Elle est beaucoup utilisée en met sucré dans de nombreux pays, on en fait même de la confiture au Maroc.

Dans les pays tropicaux, les feuilles et les tiges se consomment même comme des épinards !

 

Côté cuisine, pour adopter cet aliment, je vous conseille de commencer par la purée ; le goût légèrement sucré peut étonner au début, vous pouvez donc la mélanger à proportions égales avec de la pomme de terre. Tout le monde y prenant goût, vous pourrez ensuite réduire la proportion de pommes de terre.

Le petit goût sucré de la patate douce se marie très bien avec le fromage (emmental, parmesan…) et personnellement j’y rajoute du curcuma et du poivre.

Avec la purée, on peut réaliser donc un parmentier avec un reste de ragoût, de curry, de massalé, avec un reste de veau mijoté, de carbonade ou de lapin aux pruneaux…

Pour goûter le plus naturellement possible la patate douce, une des recettes les plus simples est la patate rôtie :

Nettoyez et coupez la patate dans la longueur pour avoir une épaisseur de 2 cm.

Imprégniez les tranches d’huile d’olive, de sel et d’aromates (paprika, thym ou origan séché…)

La cuisson se fait au four à 180°C entre 2 feuilles de papier cuisson en 20 minutes seulement.

Article rédigé par Laureline Clarys-Delevacque